
« Ne pouvoir se passer de Paris, marque de bêtise ;
ne plus l’aimer, signe de décadence »
Gustave Flaubert
« Il n’est bon bec que de Paris »
François Villon, Ballade des femmes de Paris
Période gallo-romaine
La tribu des Parisii (nom celte qui désigne une embarcation fluviale) fut vaincue en 52 av. J.C. par les romains conduits par Labienus, lieutenant de Cesar. La ville prend alors le nom de Lutecia (du nom latin qui veut dire boue) et s'étend rapidement sur la rive gauche de la Seine jusqu'à l'actuelle montagne Sainte-Geneviève. Les Romains y construisent des thermes, un forum, un théâtre et un amphithéâtre, ainsi que des axes routiers et un aqueduc. Lors des invasions barbares du IIIème siècle ap. J.C., les habitants se réfugient sur l'île de la Cité. Saint Denis, premier prévôt de Paris et figure du christianisme, est martyrisé en 250.
Période mérovingienne
Lors de l'invasion des Huns d'Attila, Sainte Geneviève galvanise les habitants de Paris et leur intime l'ordre de ne pas déserter la ville. Clovis, roi des Francs et vainqueur des Romains en 486, s'établit à Paris et en fera la capitale de son royaume. Il sera enterré à l'église des Saints-Apôtres aux côtés de Sainte Geneviève qui donnera son nom à cette montagne. Le fils de Clovis, Childebert Ier, fonde en 558 l'abbaye de Saint-Germain où seront enterrés les mérovingiens. Le royaume de Clovis ne saura être préservé dans son unité et la vie à Paris se concentre sur l'île de la Cité et sur la rive droite de la Seine autour de la grève.
Période carolingienne
Charlemagne, à l'inverse de Clovis qui avait son palais sur l'île de la Cité, fait d'Aix-la-Chapelle la capitale de son Empire. Pendant les invasions des Normands, des bourgs se forment sous la protection des abbayes. En 885, les Normands assiègent l'île de la Cité pendant plus de 13 mois. En effet, les Vikings remontent l'estuaire de la Seine et menacent Paris. Charles le Chauve organise la défense grâce à un système de fortifications et les habitants trouvent refuge sur l'île de la Cité. Le Comte Eudes et l'évêque de Paris Gozlin, à la tête de leurs chevaliers, repoussent les assauts répétés des Vikings ; Paris devient le symbole de la résistance.
Les premiers Capétiens
Hugues Capet et ses successeurs fixent leur résidence dans l'île de la Cité. La ville prospère grâce à la navigation sur le fleuve. En 1163 commence la construction de Notre-Dame qui ne s'achevera qu'en 1330. Philippe Auguste fait construire la nouvelle enceinte de Paris et bâtir le Louvre à partir de 1180 ; en fait il s'agit d'un château-fort... L'université de Paris est fondée en 1215. Sous Louis IX on voit s'élever de nouveaux collèges (La Sorbonne), la Sainte Chapelle. A cet époque, la vie à Paris se répartit ainsi :
- dans l'île de la Cité, le coeur de la capitale,
- la ville marchande groupée autour de l'hôtel de ville,
- nouveau foyer de vie au sud et sur la rive gauche, l'université.
Les Templiers, installés à Paris depuis 1140 dans le Marais, voient leur Ordre dispersé en 1291 et le Grand Maitre de l'Ordre trouve refuge à Paris. Mais en 1314 Philippe le Bel les fait condamner, prenant ombrage de leur puissance. Une commission composée de trois cardinaux les condamne au bûcher pour apostasie, idolâtrie et sodomie. Le 18 mars 1314, les parisiens viennent nombreux pour assister à l'exécution du Grand Maitre Jacques de Mollay et de Geoffroy de Charnay ; ces derniers après s'être rétractés publiquement de leur aveux sont brûlés sur le bûcher dressé sur l'île aux Juifs. La foule commençant à croire en leur innocence, la légende des Templiers sort renforcée de cet épisode.
Les Valois
Le XIVème siècle est traversé par des crises et des fléaux. En 1348, la Grande Peste fait des ravages et, après le désastre de Poitiers en 1356, l'insurection d'Etienne Marcel entraîne de graves troubles. Le dauphin Charles, fils aîné du roi Jean le Bon, prisionnier des Anglais, regagne Paris. Etienne Marcel, prévôt de Paris, profite de la faiblesse du pouvoir royal en pleine Guerre de Cent Ans et déclenche une grève générale. Le Dauphin est assiegé en son Palais par les émeutiers et est obligé de s'enfuir à Paris. Au même moment éclate la Jacquerie, mouvement de révolte paysan, qui est écrasée par Charles le Mauvais, roi de Navarre. Le dauphin lève une armée pour reconquérir Paris. Etienne Marcel n'a d'autre choix que d'ouvrir les portes de Paris à Charles le Mauvais. Mais Etienne Marcel est tué par des partisans du Dauphin à la porte de Saint Antoine et le roi Charles V retourne triomphalement à Paris le 4 août 1358 et s'installe au Louvre, transformant ce château-fort en demeure royale sans rien sacrifier des défenses militaires.
Charles V fait construire une nouvelle enceinte de Paris. Sur la rive gauche, les bourgs de Saint-Germain-des-Prés et de Notre-Dame-des-Champs s'entourent de murs.
En 1436, les Anglais, soutenus par les Bourguignons, occupent une partie de la France, dont Paris. Mais les troupes de Charles VII, sacré roi à Reims en 1425, se rapprochent de Paris et la résistance contre les Anglais, dirigée par Michel de Lailler et les connétables de Richemont et Jean de Villiers d'Adam, s'organise. Le 13 avril, les parisiens se révoltent ; Richemont installé à St Denis pense attaquer Paris par la porte du faubourg St Martin, alors que les Anglais attendent le connétable à la porte St Denis. Les Anglais sont battus et Charles VII peut rentrer triomphalement dans Paris le 12 novembre 1437.
La construction du Pont Notre-Dame s'étale de 1500 à 1511. Le Louvre est détruit et reconstruit sous le règne de Francois Ier ; ce dernier confiant à Pierre Lescot en 1528, après avoir fait raser le donjon, le soin de transformer les deux ailes du château en palais Renaissance. L'Hôtel de Ville est reconstruit en 1533 et les travaux de l'église St-Eustache débutent en 1532. Les travaux du Louvre seront achevés sous le règne d'Henri II qui sera mortellement blessé au cours d'un tournoi en 1559. A cette époque, les Lettres, les Arts et les Sciences donnent à Paris toute sa splendeur et la ville continue à se développer.
Le 24 août 1572, Paris est livrée aux massacres des Huguenots ; c'est la nuit de la Saint Barthelemy. Catherine de Medicis, avec l'aide du Duc de Guise, fomente un complot contre le chef des Huguenots, l'amiral de Coligny, qui est victime d'une embuscade dont il parvient à échapper. Catherine de Medicis et son fils le Duc d'Anjou arrivent alors à convaincre Charles IX de faire assassiner l'amiral et ses lieutenants et les massacres peuvent commencer sous la conduite du Duc de Guise. Paris est le théâtre d'événements tragiques et les pillards peuvent se livrer en toute impunité à leurs penchants criminels. Il y a entre 15000 et 60000 victimes. Henri de Navarre, futur Henri IV, qui s'est marié à Margueritte de Valois le 18 août, est épargné et sauve sa vie en abjurant.
Les Tuileries sont élevées sous le règne de Charles IX. Henri III fait construire le Pont Neuf qui relie la rive gauche à la rive droite. Henri III, contre qui la Ligue s'est retournée, est tué à la porte de St Cloud en 1589.
Les Bourbons
Henri IV, qui s'est converti au catholicisme, succède à Henri III en 1594 et se lance dans de grands travaux. Il fait agrandir le Louvre et les Tuileries, crée la place Royale en 1605 (actuelle Place des Vosges), transforme la Cité et Saint-Germain, et fait achever le Pont-Neuf et l'Hôtel de Ville. En 1606, la reine Margueritte de Vallois acquiert une partie du Pré aux Clercs pour y faire construire son hôtel qui borde la Seine. La place Dauphine est construite en l'honneur du Dauphin, futur Louis XIII. En 1610, Henri IV est assassiné par Ravallaic.
Le rêgne de Louis XIII connaît un certain progrès tant materiel qu'intellectuel. La place Royale est achevée en 1612 et on construit de part et d'autre de la Seine de nouveaux quartiers avec des boulevards plantés d'arbres. Marie de Médicis, veuve d'Henri IV, acquiert en 1612 l'hôtel du Duc François de Luxembourg et une partie du terrain des Chartreux pour y faire bâtir le Palais du Luxembourg dans un style Renaissance. En 1614, l'île aux vaches et l'ile Notre Dame sont réunies et les serviteurs de l'Etat y font construire leurs demeures.
Richelieu, proviseur de la Sorbonne en 1622, devient ministre de Louis XIII en 1624 et il s'installe dans un palais voisin du Louvre, le Palais du Cardinal. Il fonde en 1635 l'Académie Française. A la mort de Louis XIII, le 14 mai 1643, Anne d'Autriche devient régente. Dans l'élan de dévotion de la Contre Réforme, plusieurs édifices sont construits :
- Val de Grâce (1645-1667)
- Saint-Sulpice (1646)
La Fronde fait partir Louis XIV du Louvre, qui devient en 1661 monarque absolu et fait agrandir le château de Versailles. Colbert, à qui est confiée la direction des bâtiments, connaît un certain embellissement : Les Champs-Elysées sont plantés, on élève les Invalides, la Salpétrière, l'Observatoire, la manufacture des Gobelins, la place Vendome et la place des Victoires, des fontaines, des quais etc... Tous ces travaux d'embellissement sont repris sous Louis XV. La ville ne cesse de s'étendre en dehors de ses limites historiques et la rive droite se développe vers le faubourg St-Honoré.
Au début du XVIIIème siècle, l'avenue des Champs-Elysées est prolongée jusqu'à la butte de l'Etoile. Le pont de la Concorde est construit dans l'axe de la place Louis XV et l'on perce en 1757 la rue Royale. La même année est construite l'Eglise Sainte-Geneviève (actuel Panthéon). L'Ecole Militaire est construite en 1773. La construction de l'enceinte des Fermiers Généraux pour mieux prélever l'impôt débute en 1784 dans le mécontentement de la population de Paris.
Révolution
La période troublée de la révolution ne s'embarrasse guère de constructions et il faut attendre Bonaparte pour que Paris retrouve une certaine stabilité.
Consulat et Empire
C'est sous le Consulat que l'on voit apparaître les premiers passages, rues pietonnières à l'abri, tels que le passage du Caire. Napoléon ouvre une période de grands travaux dans la capitale : dégagements d'avenues, ponts, Arcs de Triomphe (Caroussel et l'Etoile), colonne de la place Vendome, Palais de la Bourse, et des marchés. Napoléon considérait que les choses les plus importantes pour la ville étaient les eaux de l'Ourcq, les nouveaux marchés des Halles, les abattoirs et la Halle aux vins.
Restauration
Pendant cette période, on se consacre à l'amélioration et à l'embellissement de la ville à travers la construction de trottoirs et de nouveaux ponts. Sous Louis-Philippe, les égouts, le nivellement des boulevards et les lignes de quais sont completés.
Second Empire
Sous le Second Empire, Paris vit sa transformation la plus importante, lui donnant son visage actuel. Cette transformation est l'oeuvre du Baron Haussman, préfet de la Seine. Dans tous les quartiers, de larges voies sont créées ou transforméés pour ouvrir Paris à la circulation dans le contexte du développement des chemins de fer. Rue de Rivoli, Boulevard Saint-Michel, Sebastopol, Magenta, St-Germain, Malsherbes... Le quartier se réorganise completement autour du nouvel Opéra : l'Opéra Garnier. Les monuments sont dégagés et restaurés, de nouvelles églises s'élèvent. Paris devient la capitale du luxe et le centre d'attraction de l'Europe.
Troisième République
Après le siège de Paris de 1870 à 1871 et la capitulation de Sedan, les évènements de la Commune entraînent la destruction de nombreux monuments (construction du Sacré-Coeur en 1876 qui va devenir le monument expiatoire de la Commune). La Troisième République poursuit les grands travaux d'architecture et de restauration. La ville ne cesse de s'étendre et un peu partout on voit apparaître une architecture moderne. C'est l'époque des Expositions Universelles (1889 construction de la Tour Eiffel ; 1900 construction du Grand et Petit Palais ; 1937 construction du Palais de Chaillot et pour l'exposition coloniale de 1931 construction du Musée des Arts Africains et Océaniens). La Belle Epoque consacre l'Art Nouveau et attire de nombreux artistes venus du monde entier.
Paris connaît en 1910 de graves innondations comme nous le rappellent ici ou là des inscriptions montrant le niveau atteint par l'eau. L'effervescence artistique culmine durant les années folles, conférant à Paris sa réputation de capitale internationale des arts. La politique de construction de logements répond au développement de la ville dans les arrondissements péripheriques.
Après-guerre
La destruction de Paris a été heureusement évitée, et les monuments de Paris ont fait l'objet de restauration et de travaux d'embellissement depuis les années 60. La politique de grands travaux, avec les zones d'aménagement concerté, entraîne un développement de la ville de Paris. Les grands chantiers du président Mitterrand témoignent d'une architecture moderne s'inscrivant parfaitement dans son contexte historique :
- La Grande Arche
- L'Opéra Bastille
- La Pyramide du Louvre
- La Bibliothèque Nationale
L'art
En tant que berceau de l'art, Paris a vu naître en son sein de nombreux mouvements artistiques, donné lieu à d'importantes créations ou innovations dans ce domaine, bien souvent suggérées par de créatifs Caïnites. On notera entre autres la création des diverses confréries artistiques : confrérie des musiciens en 1321, corporation des menuisiers et des charpentiers en 1371, et confrérie des peintres, appelés Tailleurs d'images en 1391. La présentation de la Farce de Maître Pathelin, première pièce importante du Théâtre Français en 1464, l'inauguration de la première salle de théâtre, située en l'hôtel de Bourgogne en 1548, la première présentation d'un opéra à Paris, dans la salle du Palais Royal : La Finta Pazza de Larco Marazzoli en 1645. En 1635, le cardinal de Richelieu fonde à Paris l'Académie Française. C'est le 18 août 1680 que sera créée la constitution de la Comédie Française, et en 1715 paraîtra l'ordonnance autorisant le premier bal public : le bal masqué de l'Opéra.
L'architecture
La cité regorge d'innombrables musées, de galeries d'expositions, de salles de spectacles mais aussi de chefs d'œuvres d'architecture. Paris est une cité au passé riche et tumultueux. Les rois, les empereurs et les guerres firent de sa structure urbaine et de son architecture ce qu'elles sont actuellement. Ville des Arts, est-il encore nécessaire d'énumérer ses monuments, ses musées et ses bibliothèques, reflétant à eux seuls le faste de la capitale ?
Comme souvent, ces monuments sont parfois l'œuvre de Caïnites versés dans le génie architectural... On dit même que le Prince Villon lui-même aurait participé à l'élaboration de certains d'entre eux.
Le Louvre
Construit en 1202 par Philippe Auguste, il fut tout d'abord un château-fort avant que Charles V n'en fasse le palais des Rois de France en 1358. Il sera ensuite détruit et reconstruit sous le règne de François Ier, ce dernier confiant à Pierre Lescot en 1528, après avoir fait raser le donjon, le soin de transformer les deux ailes du château en palais Renaissance. Dans le même cadre, les Tuileries seront élevées sous le règne de Charles IX. L'édifice sera encore agrandi par Henri IV et gardera sa fonction royale jusqu'à ce que La Fronde fasse partir louis XIV du Louvre pour le Château de Versailles en 1649. Ce n'est qu'en 1659 que fut ajoutée la célèbre Cour Carrée, aujourd'hui devenue une des places extérieures privilégiée des Caïnites mondains, qui aiment à pérorer des nuits durant sous les appartements du Prince... Le Prince, justement, qui élut domicile en ce Palais peu après son accession au pouvoir : en 1793, il transforma tout d'abord en musée le Palais laissé à l'abandon, puis en fit le siège central de sa Praxis lorsqu'il prit le pouvoir un an plus tard. Il fit ajouter deux nouvelles ailes au Palais en 1852 afin de faire de son havre le plus important musée du monde... Noblesse oblige !
Les Caïnites requérant audience auprès du Prince se rendent au pied de la pyramide, où ils sont généralement accueillis par un des gardes du palais. Si la sollicitation est justifiée, celui-ci invite les visiteurs à pénétrer dans le musée. Ils y sont alors reçus par le Chambellan du Prince (Allessandro Comene), qui réceptionne les messages et requêtes. Seuls les Caïnites les plus importants (Marquis, Patriarches, membres de la Cour) peuvent accéder aux appartements du Prince afin de le rencontrer. François Villon tient séance dans les somptueux appartements de Napoléon III.
L'Opéra
En 1862 est posée la première pierre de l'Opéra Charles Garnier, qui sera inauguré treize ans plus tard. On dit que François Villon, versé dans divers arts outre la poésie, serait le véritable créateur de ce chef d'œuvre architectural.
La Place Vendôme
Achevée en 1720, la Place Louis le Grand, telle qu'elle fut nommée à l'origine, est aujourd'hui la place la plus fastueuse de la capitale. Outre la colonne de bronze en son centre, souvenir des batailles napoléoniennes, on y trouve les joailliers les plus renommés, ainsi que le célèbre hôtel du Ritz. Mais pour les Caïnites, la place Vendôme n'est pas une représentation des plus plaisantes, puisque c'est là même que se trouve le ministère de la Justice, où le Connétable de Paris, Guillaume de Salluste, a élu domicile. Etre convoqué en ce lieu n'est jamais perçu comme une bonne augure parmi les Semblables…
On ne peut être totalement exhaustif lorsqu'il s'agit des monuments de Paris, néanmoins, on notera parmi les plus célèbres :
- La Sainte Chapelle (1248)
- La Cathédrale Notre Dame de Paris (1163 - 1345)
- L'église St Eustache (1532)
- la Place des Vosges (ex - Place Royale) (1605 - 1612)
- L'Hôtel de ville (1606)
- L'Arc de triomphe
- L'Obélisque de Louqsor, érigée le 25 décembre 1836 : un fort beau présent venu d'Egypte… Certains affirment qu'elle aurait été offerte par Mosthys lui-même…
- Tour Eiffel (1889)
- Le Grand Palais et le Petit Palais (1900)
- Musée des Arts africains et Océaniens (1931)
- Le Palais de Chaillot (1937)
- Musée d'Orsay (1986)
Aujourd'hui, les grands chantiers du président Mitterrand témoignent d'une architecture moderne s'inscrivant parfaitement dans son contexte historique :
- La grande Arche de la Défense
- L'Opéra Bastille
- La Pyramide du Louvre
- La Bibliothèque Nationale
Les influences
La France est un des rares pays à connaître une telle centralisation de son pouvoir, de son économie et de sa population au sein de sa capitale. Malgré une volonté certaine d'inverser ce courant, Paris reste de loin la première ville de France sous de nombreux aspects. Ce phénomène a depuis toujours engendré une forte concentration de Caïnites à Paris, attirés par une telle densité d'influences.
La finance
La majorité des banques françaises (ou internationales) possèdent leur siège social à Paris, dans les quartiers de l'Opéra ou de la Défense. De tels regroupements attirent fortement les Caïnites capitalistes, car un contact direct est toujours plus efficace qu'un coup de téléphone. La Bourse de Paris (près de l'Opéra), troisième place d'échange du marché mondial, est bien évidemment un élément important dans le contrôle des finances.
Les transports
Le réseau de transport urbain de Paris est un de plus développés au monde. Il compte pas moins de quatorze lignes de métro, cinq lignes de réseau RER, deux lignes de tramway, Cinq gares internationales (Montparnasse, Nord, Est, Austerlitz, St Lazare), trois aéroports dont deux internationaux (Roissy et Orly), une cinquantaine de lignes de bus et une dizaine de compagnies de taxis, le tout couvrant aisément les besoins de la capitale. Les différentes banlieues sont quasi tout aussi bien desservies, repoussant ainsi l'étendue géographique de la Cité.
L'éducation
Paris est sans conteste la ville la plus importante de France en terme d'éducation. Au XIIIème siècle, toute la rive gauche de Paris était appelée l'université et réservée à cet effet exclusivement, en opposition à la rive droite : la ville marchande groupée autour de l'hôtel de ville ; le cœur de la capitale restait situé sur l'île de la Cité. Aujourd'hui, les huit universités sont toujours situées au sud de la Seine. Parmi les plus réputées, on notera La Sorbonne, Jussieu, Descartes, Assas, Dauphine et Censier, qui sont tout autant des lieux de recherche que d'enseignement.
La bureaucratie
En France, l'administration est omniprésente et relativement centralisée dans la capitale.
La religion
Paris fut véritablement une cité religieuse comme en témoignent les multiples églises et cathédrales, ainsi que les références saintes comme Saint-Denis, premier prévôt de Paris et figure du christianisme martyrisé en 250, mais elle ne l'est aujourd'hui quasiment plus, au même titre que le reste du pays. Il demeure néanmoins de superbes lieux de culte comme la Sainte Chapelle ou la Cathédrale Notre Dame de Paris. La religion musulmane est fortement établie à Paris de par l'importante présence de populations d'origine africaine, preuve en est la Grande Mosquée de Paris, située dans le 5ème arrondissement, près du Jardin des Plantes, ou encore la mosquée Addawa dans le 19ème arrondissement.
La criminalité
Derrière la façade majestueuse se cache un Paris bien plus sombre : les entrelacs de ruelles, les quartiers peu fréquentables, les gangs, le racket organisé, la prostitution et la drogue sont la deuxième nature de la Cité. Influencées ou non par les Caïnites locaux, les activités illégales foisonnent toujours plus chaque nuit.
La police
Capitale du pays, Paris abrite un nombre considérable de commissariats de police. Ville du ministère de l’Intérieur, toutes les décisions importantes y sont prises. La DST, le GIGN, le RAID reçoivent tous leurs ordres de Paris. Influence indispensable au maintient de l’ordre dans la cité, elle est très convoitée par les semblables.
La politique
Si tous les ministères sont concentrés sur Paris, on trouve aussi le président de la république, le premier ministre, le sénat, l’assemble nationale, une mairie par arrondissement, et le siège de tous les partis politiques. De tous temps les semblables ont influencé la politique des mortels, et s’y sont combattus pour. Les temps ont-ils changé ?
La rue
Peu présent dans le centre de la ville, le milieu de la rue se développe au fur et à mesure que l’on approche de la banlieue. La nuit, c’est par milliers que les plus démunis peuplent la rue, cherchant désespérément un endroit où dormir.
Les souterrains
Sous cette peau brûlante de vie et de lumières s'étendent les souterrains de la Cité : égouts, catacombes, carrières, caves et métros forment un réseau incommensurable, un enchevêtrement de boyaux, de couloirs bétonnés, de salles naturelles et artificielles ; un dédale des plus funestes. L'ancien du Clan Nosfératu Stanislas est le maître du Sombre Domaine parisien et peu ont pu sortir de ce domaine après y être entrés sans son autorisation.
Les Princes de France
Alixandre
Ancêtre du Clan Ventrue de France, il est apparu au Vème siècle dans ce qui deviendra Paris. On dit cependant qu'il s'y était installé bien avant, attendant son heure. Nul ne connaît son origine ni son âge. Fondateur de la Grand Court médiévale, Prince de France, co-fondateur de la Camarilla, il aurait péri lors de l'attaque de son havre par des Anarchs en 1789.
François Villon
Prince de France à la suite d’Alixandre, il régna sur tout le territoire. Depuis le Louvre dont il fit sa demeure, épaulé de Guillaume de Salluste, Ancien Brujah, son connétable, et Alessandro Commène, prétendant Toréador, son chambellan, il su mener la France d’une main ferme.
Sous son règne, l’hégémonie Toréador était acquise. La capitale mondiale de l’art était peuplée au tiers par le clan de la rose. Les soirées mondaine au Louvre était choses courante à la cour, ou il apparaissait en compagnie de Maeva, Ancienne du clan Ravnos.
Nul n’osa défier son autorité, mis à part Bertrand Valois, son propre infant, en prenant la tête du mouvement Anarchs en France. François Villon fit alors appel a Mosthys, ancien du clan de Seth qui lui amena sa tête avant d’être pourchassé à son tour par les autorités de la Camarilla.
Lorsque ces mêmes autorités détruisirent Maeva en conclave à l’aube du nouveau millénaire, le plus puissant de tous les princes se détacha peu à peu des affaires politiques du pays, laissant la France entre les mains de ses ducs.
En 2000, Nathanel, Ancien du clan Nosfératu, fut nommé Marquis de Paris, gérant les affaires de la cité au nom du Prince de France. Lorsqu’une chasse au sang fut lancée contre lui, Esteban Aguillas Y Sendilla, prétendant du clan Ventrue, prit sa place avant d’être révoqué en début 2002, et remplacé par Louis d’Harcourt prétendant du clan Brujah.
Le Conseil des Anciens
En Avril 2003, Louis d’Harcourt abdique sans nommer de successeur. Les trois Anciens de la cité, Desmond Spellacy, Stanislas et Guillaume de Salluste annoncent la création d’un Conseil les comprenant tous les trois, dépositaire de l’ensemble des traditions sur la cité. Ils nomment de plus Tristan de Morterose, ancilla Toréador, au poste de Régent de la cité de Paris, lui déléguant l’application des traditions de la Mascarade, du Domaine, de la Responsabilité et de la Présentation.
Les Anciens
Guillaume de Salluste
Ancien du clan Brujah, connétable de Paris et seigneur du Bartas, il a été le fidèle serviteur de François Villon. Après son départ, il continue à appliquer la justice au sein de la cité. Très craint et respecté, tous savent qu’il ne fait pas bon de comparaître devant lui.
Stanislas
Ancien du clan Nosfératu, sortit de Torpeur a l’intérieur de la sainte chapelle en 2002, il règne en maître sur le sombre domaine. De ceux qui ont su braver l’interdit d’entrer en son domaine sans son autorisation, peu peuvent encore en parler. Il a été détruit dans des circonstances mytérieuses en 2005.
Desmond Spellacy
Ancien du clan toréador, il quitta la cité après le départ de Mathias Damiaux en 1998. De retour en 2002, il devint le symbole de la Rose sur la cité.
Maejima
Ancien du clan Nosfératu, il semble résider sur la cité depuis plusieurs siècles. Toutefois cela fait maintenant plusieurs années qu’il a été vu. Seul son clan sait ce qu’il en est.
Nathanaël
Marquis de Paris jusqu’en 2000 et ancien du clan Nosfératu, il fut chassé au sang, et traqué par l’archonte Malkavian du justicar Gangrel jusqu’au fond des égouts parisiens. Nul ne sait ce qu’il est advenu de lui.
Maéva
Ancienne du clan Ravnos et amante de François Villon, elle fut à l’origine de l’arrivée des Ravnos sur Paris. Son clan pleure encore sa mort lors d’un conclave en 1998.
Occris
Sire de Desmond Spellacy et petit Infant de François Villon, il fut régent de Paris jusqu’en 1998 ou il quitta la capitale pour devenir Marquis de Montmorency. Il ne fut plus revu depuis.
Anne de Joyeuse
Ancien du clan Ventrue, il fut chambellan de Paris jusqu’en 1998 où il fut remplacé par Alessandro Commène, prétendant Toréador après avoir été exécuté par un archonte du justicar Gangrel en 1998 pour le meurtre de son sire.
Gabriel Phoenix
Ancien du clan Gangrel, Veneur de Paris, il connu la mort Finale en 1997 lors d’une guerre contre les lupins.
Mathias Damiaux
Ancien du clan Tremere, il fut sénéchal de Paris de 1996 à 1998 où il fut appelé par son clan à Vienne.
Tâ
Ancien Malkavian, prince de San Francisco, il fut sur Paris pour reprendre en main son clan jusqu’en 1997.
Les postes
Le Prince
Poste occupé depuis 1789 par Fançois Villon, Prince de France et de Paris. Les autres cités sont dirigées par des Ducs.
Le connétable
Guillaume de Salluste porte le titre de Connétable de Paris. Il juge, et fait appliquer les sentences sur les semblables qui ont brisés les lois.
Le régent
Dépositaire de quatre des traditions, Tristan de Morterose fait appliquer la volonté des Anciens sur la cité.
Le prévôt
Tenu depuis peu par Qvintus, nouveau-né du clan Gangrel, le prévôt est chargé de veiller à la sécurité des semblables en la cité. Il est chargé des enquêtes, et veille à ce que les traditions ne soient pas brisées.
Le gardien de l'Elyseum
Alfred Mainzak, nouveau-né du clan Malkavien, occupe ce poste. Le gardien de l’Elyseum est chargé de veiller à la sécurité des semblables lorsqu’ils se rendent en Elyseum, et de veiller au bon déroulement de ces soirées.





